«Pourquoi se suicider entouré d’épinettes, et non de caméras, si l’on veut sauver les arbres? Antoine ne peut s’empêcher de trouver le geste de Félix un peu naïf. Un coup d’épée dans l’eau.[1]»

-Extrait de L’impureté

Le québécois Larry Tremblay sait comment manipuler les mots, il en est à une trentaine d’ouvrages publiés[2]. Ceux-ci ont fait réfléchir les lecteurs partout à travers du monde. La majorité de ces ouvrages ont connu beaucoup de succès. Le prix littéraire du Québec et le prix littéraire des collégiens ne sont que deux exemples parmi tant d’autres gagnés par ce dramaturge.

Son tout dernier roman, L’Impureté, ne fait pas exception. Publié en 2016 chez les éditions img_0613Alto, ce roman m’a tout aussi frappé que son livre à succès L’orangeraie, le premier ouvrage que j’ai lu de cet auteur. Il l’a cependant fait d’une manière tout à fait différente. Le premier parle de la guerre tandis que le deuxième d’amour.

Tremblay aborde le sujet de la pureté du cœur. L’image d’un corps réduit en cendre à l’exception du cœur rester intacte revient souvent dans le texte. C’est une image un peu clichée, mais qui reste quand même frappante. Le thème de la trahison est également abordé. Trahison entre amis, dans un couple, dans la famille. Des sujets qui mènent à réflexions sur nos parcours personnels que ce soit en amour ou en amitié.

L’histoire est construite en alternance entre le passé et le présent. Je dois bien avouer qu’au début c’est confus, mais une fois l’histoire amorcée, cela devient clair et l’on comprend l’écriture. Tout au long du récit, l’auteur nous présente les faits toujours selon différentes versions, celles d’Alice, d’Antoine et de Félix. On devient alors conscients de tous les angles et on peut se faire notre propre idée en tant que lecteurs.

L’histoire se présente sous la forme d’un roman dans un roman. Cela peut paraître mélangeant, mais ça ne l’est pas du tout. Larry Tremblay montre clairement les distinctions entre les deux et cet aspect ajoute une touche personnalisée au roman. Cela nous rapproche davantage du personnage qui écrit le roman, soit Alice.

L’auteur nous donne principalement son opinion des faits à elle. Ce procédé crée un lien de proximité avec Alice qui la rend plus réelle. On se sent proche d’elle et l’on est touché par les événements qui l’affectent.

Parlons de la finale maintenant. Quel dénouement! Rien ne peut nous préparer à ce choc. Je ne peux vous en dire plus sans révéler un élément important de l’histoire, mais je vous assure que juste grâce à cette partie de l’histoire, je vous recommande ce livre chaudement.

Tous ces éléments en plus d’une écriture avec beaucoup de subtilité font de L’impureté un roman à lire! Des sujets intéressants, une manière d’écrire originale et une fin qui laisse sans voix. Maintenant que la Saint-Valentin est passée, c’est une petite lecture qui remettra en question votre couple si vous partagez votre vie avec un être aimé. Possédez-vous un amour pur?

[1] Larry Tremblay, L’impureté, Québec: Alto, 2016, p.13

 

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Pour oublier votre commentaire, ouvrez une session par l’un des moyens suivants :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s