Le Prix Littéraire des Collégiens est une expérience extraordinaire de côtoyer des jeunes qui, comme nous, se passionnent de la lecture. C’est pouvoir échangé avec des jeunes de tous les milieux sur la littérature. Ç’a été, pour moi, un réel plaisir de discuter avec d’autres collégiens pour élire le grand gagnant du PLCQ. Les discussions animées ont avivé ma passion pour ce monde.

Lors du Salon International du Livre de Québec, le grand gagnant a été annoncé. C’est Christian Guay-Poliquin avec son roman Le poids de la neige, qui remporte les honneurs de l’un des plus grands prix littéraires du Canada.

Le poids de la neige (La peuplade), de Christian Guay-Poliquin

Le poids de la neige, de Christian Guay-Poliquin, est un roman typiquement québécois. En15780920_1834181146869274_224849913030914713_n plein hiver, deux hommes doivent s’unir pour survivre. Dans un village isolé, une panne d’électricité rend toute communication avec l’extérieur impossible. Les sentiments d’isolement et de solitude prennent toute la place.

Le vocabulaire, énormément lié à la neige, nous plonge dans l’ambiance
dès les premières pages et nous tient en haleine jusqu’à la fin. Bien emmitouflé dans des couvertures chaudes, ce roman a su me faire vivre des émotions et m’a permis de me rapprocher encore plus de notre culture québécoise, de notre hiver long et froid.

Un roman à lire pour son écriture qui nous enveloppe et nous captive, ainsi que pour son histoire riche!

Le continent de plastique (Le Quartanier), de David Turgeon

David Turgeon nous offre une lecture très agréable. L’écriture est fluide et contient de nombreux éléments peu ordinaires.

J’ai adoré le thème. Le protagoniste est un diplômé de la fac en lettre. Son but ultime? publier un roman. Il devient l’assistant d’un écrivain à succès, mais peine lui-même à publier un oeuvre. On entre dans sa tête, dans son désir, mais son incapacité à écrire.

Ses amis sont également passionnés de littérature, ils chemineront tous différemment dans le monde du livre. Pour certains, cela finira mal. Pour les passionnés d’écriture qui souhaite un jour peut-être publier quelque chose, ce roman mène à réflexion. À quel personnage ressemblerez-vous?

Serez-vous un être qui vivra au travers des écrits des autres ou publierez-vous votre propre roman?

Des femmes savantes (Triptyque), de Chloé Savoie-Bernard

Le seul recueil de nouvelles qui a su se glisser parmi les finalistes du PLCQ.

Des nouvelles de femmes, mal dans leur peau, qui essaient tant bien que mal de trouver leur place. Elles cherchent à plaire à la société, à eux-mêmes, au sexe masculin. Je n’ai jamais lu un roman aussi cru, aussi frappant. Les termes sont choisis pour que ça reste dans la tête. Il me fallait un moment entre chaque nouvelle pour ralentir le rythme de mon cœur, pour réfléchir, pour laisser le texte faire son oeuvre dans mon esprit.

Chloé a su donner une voix aux femmes qui restent dans l’ombre, aux choses que l’on pense tous bas. En tant que femme, ce livre m’a fait réfléchir à ma place dans le monde, mais également à ma perception du monde.

Mektoub (Alto), de Serge Lamothé

Mektoub, c’était écrit. Serge Lamothé aborde le thème du destin de manière intéressante. L’écriture est poétique et bien des passages m’ont donné des émotions fortes. Il amène des questionnements sans y apporter de réponse, chaque lecteur doit faire son chemin pour y faire son propre jugement.

Des mondes parallèles font leur chemin pour mettre en contact les âmes sœurs. Leurs vies n’ont rien de semblable et pourtant ils seront liés.

Une étudiante a présenté le livre en terminant par cette phrase marquante qui définit bien le roman : «Dans un monde où tous les possibles existent, il en vient de dire que rien n’est possible.»

Les maisons (Cheval d’août), de Fanny BrittIMG_0685

Nos désirs du passé nous hantent, reviennent parfois plus forts qu’avant. Ils prennent soudainement toute la place dans nos pensées. C’est ce qui arrive à Tessa, mère de deux enfants. Elle a un rendez-vous avec son amour de jeunesse, ira-t-elle?

Lecture fluide, calme, j’avais envie de savourer chacune des phrases, chacun des mots. De belles images qui font sourires parcourt les pages de ce roman. Maternité, désir,
passé, maisons, de nombreux thèmes qui touchent un petit quelque chose en chacun de nous.

Bravo à tous les auteurs, vous m’avez fait vivre de belles émotions! 

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