Les nouvelles de Charles Bolduc

J’ai eu la chance de rencontrer Charles Bolduc, un nouvelliste québécois. Dans le cadre Résultats de recherche d'images pour « charles bolduc et les perruches sont cuites »
d’un cours, on a lu son premier recueil Les perruches sont cuites publié en 2006. Une lecture très agréable et enrichissante. Il a publié un autre recueil en 2012 : Les truites à mains nues.Les nouvelles sont un genre que j’affectionne particulièrement, je tente d’en lire davantage. Avec leur brièveté, les mots frappent plus fort que dans les romans. C’est avoir manié la langue avec brio.

 

Charles Bolduc est en effet un expert de la langue. En deux pages, il  peut nous fait vivre bien des émotions. C’est divertissant, cela nous fait parfois rire, parfois cela nous rend nostalgiques. D’autres fois, les nouvelles nous dégoutent. Je crois que dans cette lecture, j’ai passé par toutes les émotions possibles.

Il utilise la sonorité des mots. Il aime beaucoup aller faire des marches en se faisant jouer en boucle ce qu’il vient d’écrire. Il le fait jusqu’à ce que la sonorité et le rythme fonctionnent avec ses pas. Cela devient poétique, les mots sont parfaitement choisis. Il nous a expliqué que c’est comme ça que ce bout de texte est apparu.

«Des filles avec des jolis prénoms composés que leurs amies appellent toutes Marie. Des filles bleues sous l’eau gelée du Saint-Laurent. Des filles par terre dans des flaques de vomi, ivres et sans dignité, des filles prises en photo sur le siège des toilettes.» Extrait p.7

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Il dit : «Être en écriture c’est comme être en amour.» C’est un état, tu le vis tout le temps. Que tu sois en train de manger, de dormir, de discuter, à tout moment tu peux avoir une illumination et tu dois t’écarter pour noter. Cela se voit dans ses textes. Il choisit des moments si anodins comme le changement d’une toilette, dans «On a tué le monstre de la salle de bain», pour en faire une nouvelle. Il a d’ailleurs exprimé que c’Est pour cela qu’il aimait faire des nouvelles. Il peut écrire sur quelque chose qui serait impossible d’en faire une brique de 300 pages, mais, en cinq pages, il le peut.

J’ai été inspiré par ma rencontre avec cet auteur et j’espère vous avoir donné le goût de découvrir soit Charles Bolduc ou le monde des recueils de nouvelles!

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