La folie n’a jamais fait de mal à personne!

À bien des égards, Emmanuel, l’un des personnages de L’angoisse du poisson rouge publié chez les éditions La peuplade, a prouvé ces propos. Melissa Verreault dit ne pas avoir beaucoup de choses en commun avec Manue. Elle a par contre compri18817728_10207385119305445_1530963107_os ce principe en créant le personnage d’Emmanuel. Elle adoucit ce roman rempli d’histoires de guerre qui choquent. Il y a également des lettres d’amour entre Sergio et Luisa en prologue et épilogue, ces parties unifient parfaitement le texte. Un roman COUP DE COEUR!

C’est un roman dont la première et la dernière partie sont toute en folie tandis que le centre de l’oeuvre est frappant et souvent difficile. Ce mélange de style se ressent dans les émotions qui nous traversent. Parfois les larmes aux yeux et d’autres fois le sourire aux lèvres, j’ai été épaté par la gamme d’émotions que ce roman m’a fait vivre. Le mélange de tout cela est parfait et je peux le qualifier d’enrichissant. De nombreuses morales peuvent ressortir de ce roman. Il nous touche avec des histoires difficiles, mais ô combien réelles.

« C’est pour cela que des gens continuent de se faire sauter dans les marchés publics de Beyrouth, que des adolescents sans histoires avalent des antidépresseurs de leurs parents jusqu’à ne plus en revenir et que le 11 septembre est devenu un nom propre. Parce qu’on croit que la douleur des visages autour de nous ne nous concerne pas.» (p.339)

Verreault crée une histoire d’amour touchante entre Fabio et Emmanuel. Tout se passe très vite, mais l’on ressent les émotions qui les frappent. La recherche d’un poisson rouge et d’un propriétaire de chien les réunira. Des événements peu ordinaires permettent leurs rencontres et elle se développera très vite.

C’est dans cette relation que nous entrons dans l’histoire de Sergio, un soldat italien 18838463_10207385119025438_1974307901_odurant la Deuxième Guerre mondiale. Il vit dans des conditions terribles au cœur d’un pays qui n’est pas le sien. Il est traîné de force un peu partout pour travailler, de nombreux compatriotes tombent à ses côtés. Cette histoire est celle du conjoint de Melissa Verreault. Une personne a réellement vécu dans ces conditions et a traversé des épreuves inhumaines. Je remercie l’auteur de nous montrer ce que certaines personnes ont vécu durant la guerre. Notre génération n’avons rien connu de tous ça, mais malheureusement cela fait partie de notre monde.

« Nous ne sommes pas un pays Fabio, nous sommes des humains liés les uns aux autres par le sang, par l’amitié, par la haine aussi.» (p.431)

De l’amour, de la guerre, de la famille, des leçons de vie, je ne pourrais rien demander de plus pour ce roman magnifique. Un gros bravo à Mélissa Verreault et les éditions La peuplade. L’angoisse d’un poisson rouge est dans mes livres à relire encore et encore ! Je vous le recommande ainsi que la suite, Les voies de la disparition.

 

 

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