Un roman a saveur historique et romantique. Un roman passionnant écrit par quelqu’un de passionné. Un roman émotif. Un roman amenant des réflexions éthiques. Un roman québécois qui parle de l’Italie.

Mélissa Verreault nous offre toutes qu’une suite à L’angoisse du poisson rouge. Les deux romans publiés chez La Peuplade sont très divertissants. Le couple d’Emmanuelle et de Fabio est bien différent que dans le premier roman. Ils ont grandement évolué, ils ne sont plus le jeune couple qui cherche un poisson rouge. Ils sont mariés et tentent désespérément d’avoir un enfant. L’impulsivité est par contre toujours au rendez-vous. Les voyages improvisés, les sorties rocambolesques, toutes les tournures dans leurs vies naissent de l’impulsivité de l’un des partenaires (plus souvent de Manue…).

«-Ce qui pousse les gens à continuer. À mener une vie qui leur convient pas. Clairement, le gars, il est au bord de la crise de nerfs. Il s’en rend compte en plus. Mais il fait rien. Il avance, regarde droit devant, comme s’il existait pas d’autres chemins. Je peux pas croire qu’il y a juste une manière de la vire, sa vie, pis qu’on soit obligé de la maintenir jusqu’au bout, coûte que coûte.» (p.73)

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Chaque chapitre est dans un lieu différent avec de nouveaux personnages et une histoire différente. Aucun lien n’est donné au début et aucune transition ne permet de comprendre. J’avais tendance à chercher les liens dès le début. Seulement, il faut se laisser bercer, Mélissa Verreault finit par donner un sens et répondre à nos questions.

Pourquoi nous raconte-t-elle l’histoire d’une dizaine de personnes sans aucun lien à part être dans une gare? Quel est le lien entre des militants d’extrême droite et le couple de Fabio et Manue? Un attentat à la gare et un couple qui a de la difficulté à avoir un enfant? Il est facile de vouloir avoir des réponses tout de suite, mais il faut laisser du temps à l’auteur! Tout vient à point à qui sait attendre, n’est-ce pas?

 

Un roman québécois qui nous apporte l’histoire d’une terre de l’autre côté de l’océan. Le conjoint de Mélissa Verreault est Italien et c’est pour elle une mine d’information. Dans le premier roman, elle racontait l’histoire du grand-père de celui-ci. Dans le deuxième, elle s’attaque à l’histoire du pays lui-même. Elle relate un attentat qui s’est produit le 2 août 1980 à la gare de Bologne. C’est ce qui englobe le roman en entier, qui rapproche tous les éléments.

 

C’est un pays dont je ne connaissais pas l’histoire et l’auteur m’en a livré un petit bout. Les petites phrases laissées ici et là en Espagnoles nous rapprochent de cette culture.

Les attentats font maintenant malheureusement partie de notre vie maintenant. Le Québec n’est pas à l’abri de ce malheur. Ce livre nous offre un peu l’envers du décor, comment les policiers tentent d’arrêter les coupables. Comment les adeptes des parties d’extrêmes droites et de gauches pensent, vivent, manifestent. C’est un sujet ancien, mais qui est maintenant d’actualités.

Les voies de la disparition est un roman historique teinté de l’amour de Fabio et Emmanuelle aux couleurs de deux pays bien différents, le Québec et l’Italie. Bravo et merci à l’auteur qui nous fait vivre de nombreuses émotions par sa magnifique plume!

 

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Une réflexion sur “Les voies de la disparition

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